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Incubus, Angels and Succubus

Posted by Niniane on 16/05/2012 in Projets en cours |

Ça fait un moment que je n’ai pas parlé du second tome de Speaking of the Devil. J’ai rédigé la quasi-totalité d’un premier jet, mais j’ai complètement abandonné celui-là.
Pourquoi ? Parce que je trouvais que c’était beaucoup trop bisounours (toute chose est relative) par rapport au premier tome. J’avais l’impression d’écrire d’avantage une diatribe psychologique qu’une révolte menée par une serial-killeuse.
Résultat des courses, j’ai repris le synopsis à la base, et compte l’améliorer après la lecture intégrale du livre de John Truby, The anatomy of story. Pour le moment, j’ai un début de premier chapitre, beaucoup plus axé dans la lignée du premier tome.
J’ai également repris le personnage de Kira, pour l’améliorer et le rendre plus cohérent.

Par défi personnel et envie de boucler ce deuxième tome, j’ai décidé d’essayer de le rédiger intégralement d’ici la fin de juillet. Pour des raisons de partiels, je ne pourrais pas participer au Camp NaNo de juin comme j’avais prévu à l’origine, mais je compte néanmoins utiliser les deux mois à venir pour mettre un point final à ce diptyque.

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De ces thèmes qui tiennent à coeur.

Posted by Niniane on 14/05/2012 in Divers, Projets en cours |

Je crois qu’on a tous un thème qui est important pour nous, sur lequel on a vraiment envie d’écrire. Pour moi, il s’agit de la psychiatrie. Sans partir en 3615 MyLife, je connais (trop) bien le système, avec les HP, les thérapies, les médicaments qui vous convertissent en légumes ou en zombies, les psychiatres, les CMP et autres. La psychiatrie, je la connais bien. Et c’est le thème qui me tient à coeur, celui sur lequel j’ai le plus envie d’écrire.

Mais c’est aussi celui sur lequel je n’écrit pas vraiment, par peur de l’autre, du jugement qui pourra arriver sur ce que j’écris et peut-être sur ma personne. Je n’écris pas dessus parce que je ne sais pas comment tourner la chose, comment faire pour que ça ne devienne pas une sorte de chronique de ma propre vie. Je n’écris pas non plus dessus parce que je ne me sens aucune validité à le faire; je connais le système et pas mal de ces composantes, mais qui suis-je pour écrire sur quelque chose d’aussi complexe et sensible ?

Pourtant, c’est mon cheval de bataille. C’est quelque chose sur lequel je rêve d’écrire depuis des années. Pour dénoncer, surtout. Il y en a, des choses à dire. A commencer par l’inhumanité des HP, où on a de la chance si on a une activité par semaine. Ou sur les préjugés, ceux qui pensent que les gens qui s’auto-mutilent ne font que chercher de l’attention, ou que c’est des conneries d’ados. Ceux qui pensent qu’une dépression, on peut s’en sortir avec un coup de pied dans les fesses. Ceux qui pensent qu’on est forcément fou si on entend des voix. Ou la réforme passée en juillet dernier, suite au discours d’Anthony et au meurtre d’une infirmière par un schizophrène. Fichage des patients en HDT, renforcement des moyens dans les HP pour les chambres d’isolement ou la sécurité des infirmiers. La considération que tous les patients atteints de troubles psychiques sont des criminels en puissance. Un amas de préjugé et d’idées reçues qui a mis patients et psychiatres en émoi. Parce que, qu’on soit schizophrène, bipolaire, dépressif, dysthimique, avec d’handicapants problèmes d’anxiétés, anorexique, boulimique, on est avant tout des êtres humains. Et ça, ça a l’air pas mal oublié.

Pour toutes ces raisons, ce projet est important pour moi. J’ai besoin d’écrire dessus, de faire entendre ma voix, de faire comprendre qu’on peut être en psychiatrie et vivre, étudier et travailler. C’est un projet pour moi et pour les autres. C’est aussi parfaitement illusoire, vu que je doute être capable de faire en sorte que certaines personnes revoient leur copie.
J’ai déjà pensé à plusieurs manières de le faire, je pense enfin tenir la piste qui me permettra de le faire, en mêlant le fantastique à la réalité. Peut-être que pour une fois, je vais réussir à en faire quelque chose, de ce thème qui m’importe tant.

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L’écriture en 30 questions, Acte 04 – Racontes-nous une de tes premières histoires / un de tes premiers personnages.

Posted by Niniane on 14/05/2012 in Divers |

Ma première histoire à peu près aboutie date de mes 14 ans, et il s’agissait d’une fanfiction Harry Potter. Je croyais être au summum de l’originalité avec Harry en héritier de trois maisons. J’ai relu cette fanfiction il y deux ans, j’ai failli m’évanouir tellement c’était mauvais (sérieusement, j’ai honte de ce que j’écrivais; un vrai massacre).

Mais ma première idée de roman plus ou moins personnelle date de mes 12 ans. J’avais imaginé qu’une jeune femme, Eléa (influence de Barjavel, je l’avoue), avait emmenée sur Terre une enfant de sang royal, que l’on cherchait à assassiner sur sa planète d’origine. L’enfant avait été adoptée par un couple et vivait dans la parfaite ignorance de qui elle était. Autour de ses 16 ans, des crop circles commençaient à apparaître sur Terre, servant de moyen de communication entre les extra-terrestres vivant sur Terre et leur planète d’origine. Des natifs de la planète d’Eléa étaient venus chercher l’adolescente pour la tuer. Elle commençait à avoir de sérieux maux de têtes en raison de la floraison de ses “capacités extraterrestres”. Pour je ne sais plus quelle raison, elle faisait une tentative de suicide, et se retrouvait chez la psychologue, qui n’était autre qu’Éléa. Éléa lui expliquait qui elle était et l’adolescente, ainsi que ses amis, partaient vers la planète d’origine en soucoupe volante. Fin du tome 1. Par dessus, j’avais rajouté une histoire d’amour entre l’adolescente et un garçon de première, le garçon en question se révélant être un piège.
Bref, une histoire assez banale (quoique j’aime beaucoup le coup des crop circles), qui témoigne très bien de mes intérêts de l’époque : les extraterrestres et la BD Witch, que j’adorais quand j’étais gamine.

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L’écriture en 30 questions, Acte 03 – Comment décides-tu des noms de tes personnages (et des lieux s’ils sont fictionnels) ?

Posted by Niniane on 08/05/2012 in Divers |

1. Comment décides-tu des noms de tes personnages ?
A une époque lointaine, datant de mon extrême jeunesse en matière d’écriture (comprendre quand j’écrivais vraiment très, très mal – jugement non exagéré, vu ce que j’ai retrouvé), je choisissais les noms en fonction de leur signification. Maintenant, il s’agit plutôt d’un nom qui sonne de manière agréable, ou que je peux rapprocher un tant soit peu du personnage. J’utilise des noms de la vie courante, ou venant de films dont les personnages m’ont fait pensé aux miens.
Travaux pratiques : pour le personnage de Mickaël, son nom vient de son rapprochement avec l’archange Michaël, ainsi que d’une influence littéraire à l’époque où j’ai décidé que son rôle devait être plus important.
Dans le cas de Kira, j’avais d’abord opté pour un nom féminin pouvant donner un nom unisexe (Alexandra => Alex). J’ai finalement opté pour deux prénoms différents pour ses deux identités, celui de Sinéad étant issu du dernier album de Within Temptation, et celui de Kira sortant des Chroniques de Riddick (où le personnage joué par Alexa Davalos m’a vraiment fait penser à la Kira que je voulais créer).

2. Et des lieux s’ils sont fictionnels ?
Pour les lieux fictionnels, je me base sur des lieux pré-existants, qu’ils soient mythologiques ou réels. Les Succubus, par exemple, vivent dans Atlantis, qui sont les ruines de l’Atlantide. Ayant lu une théorie comme quoi l’Atlantide pourrait se trouver au niveau du Triangle des Bermudes, j’ai placé Atlantis dans cette zone, ce qui arrangeait énormément mes boulons vu que je connais mieux les USA que la France (l’accusation se porte sur l’expatriation).
En ce qui concerne UnderHTN, je souhaitais utiliser une ville que je connaissais bien. J’ai choisi Houston, où j’ai vécu pendant plus de 3 ans. J’avais besoin d’une ville souterraine, hors Houston est construite sur un marais. Idée : et si le marais n’était qu’une rumeur pour cacher une ville souterraine ? Quelques instants plus tard, UnderHTN, la prison des Angels, était née.

Pour conclure, niveau des noms, c’est un mélange d’expérience personnelle, de goût et d’opportunité!

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L’écriture en 30 questions, Acte 02 : Combien de personnages as-tu ? Préfères-tu les personnages masculins ou féminins ?

Posted by Niniane on 07/05/2012 in Divers |

1. Combien de personnages as-tu ?

Si je me réfère à Speaking of the Devil, j’ai toute une panoplie de personnages. Le diptyque a cinq personnages de première importance, et tous ont voix au chapitre à un moment ou à un autre. Parce que tous ces personnages comptent dans le scénario, j’ai choisi d’utiliser la narration à la première personne.
Cependant, le nombre de personnages dans un roman change en  permanence; dans celui que j’ai actuellement en tête, la quantité de personnages est beaucoup plus réduite. Donc, honnêtement, ça dépend.

 

2. Préfères-tu les personnages masculins ou féminins ?

Là, sans hésiter, je préfère les personnages masculins. Mes nouvelles ont souvent pour personnage un adolescent. Dans Speaking of the Devil, mon personnage le plus important est une fille qui déteste en être une et agit sans cesse en vrai garçon manqué. Je déteste tout simplement écrire à partie d’un personnage 100% féminin. J’ai beau essayé, c’est épidermique. Je ne peux tout simplement pas.
Par ailleurs, ça me pose des problèmes, vu que le roman n’est pas du tout équilibré en matière de distribution des rôles. Je suis donc “obligée” de rajouter des personnages féminins secondaires afin de préserver l’équilibre.

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Quadruple assassinat dans la rue de la Morgue

Posted by Niniane on 04/05/2012 in Fiches de Lecture |

 

Titre : Quadruple assassinat dans la rue de la Morgue (Tome 1 des Nécrophyles Anonymes)

Auteur : Cécile Duquenne

Genre : Fantastique

Editions : Voy’el

Quatrième de couverture :

Népomucène, préposé à la Morgue, mène une vie tranquille et nocturne en compagnie de Bob, vampire d’environ 150 ans d’âge. Lorsqu’il manque de devenir la cinquième victime d’un mystérieux assassin, son ami de longue date mène l’enquête. L’immortel est certain qu’une autre créature surnaturelle a commis le massacre.

Avis :

Quadruple assassinat dans la rue de la Morgue m’a été d’une très agréable lecture. Moi qui avais beaucoup aimé Entrechats (premier livre de Cécile Duquenne), j’ai été plus que ravie de retrouver sa plume. La novella est ponctuée d’action, de découvertes assez inattendues et de beaucoup d’humour.
Les personnages de cette novella sont très bien campés, et Népomucène ainsi que Bob sont des personnages très agréables à suivre. Népomucène, avec ses défauts et son coeur sur la main, est un narrateur très agréable (tout le livre se déroule de son point de vue), conscient de ses défauts mais néanmoins désireux d’aider Bob, son ami vampire. Celui-ci n’est pas en reste, car malgré son apparence aimable et civilisée, des remarques bien placées lui gardent une aura de mystère assez inquiétante.
L’intrigue, elle, est rondement menée. La fin a été une totale surprise pour moi, et j’ai beaucoup apprécié le retournement de situation. Le livre contient une violence assumée, et j’ai souffert pour certains des personnages.
Bref, une excellente lecture que je recommande à tous!

 

A lire si vous aimez :
- Les vampires
- Les surprises complètement inattendues

 

A ne pas lire :
- Si vous cherchez une histoire d’amour vampirique à la True Blood.
- Un livre sans violence

 

Le petit plus  du livre : Basil et son perroquet

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Le Premier Sang – Sire Cédric

Posted by Niniane on 24/04/2012 in Fiches de Lecture |

Couverture du livre Le Premier Sang

 

Titre : Le Premier Sang

Auteur : Sire Cédric

Editeur : Le Pré aux Clercs

Résumé :

Une nouvelle enquête policière teintée de fantastique menée à deux cents à l’heure par Eva Svärta, l’étrange flic albinos. La confrontation ultime avec les fantômes de son passé.

Les plus grandes terreurs naissent dans l’enfance et prennent racine au plus profond de nous.
Qu’est-ce qui les fait resurgir ? Sommes-nous capables de les surmonter ?
Par une nuit d’hiver glacée, deux flics de la criminelle, partis pour surveiller un parrain de la drogue en banlieue parisienne, mettent les pieds dans une étrange affaire. Leur principal suspect est mort brûlé vif dans son appartement et les méthodes employées ne ressemblent pas à un règlement de compte. Eva Svärta, la policière albinos, dominée par le désir obsessionnel de retrouver le meurtrier de sa mère et de sa soeur jumelle, pressent un danger imminent. Et si les fantômes du passé se mettaient à reprendre vie ? Hallucination ou réalité ?
À travers ce nouveau roman étonnant de maturité, Sire Cédric ramène son héroïne aux origines du mal qui l’empoisonne. Le vertige qui la submerge progresse tout au long de l’intrigue, impitoyablement, terriblement. Vos nuits n’ont pas fini de vous surprendre.

Avis :

J’avais déjà adoré De Fièvre et de Sang, le livre introduisant le personnage d’Eva Svärta. J’attendais donc beaucoup de ce livre, qui poursuivait une intrigue commencée avec De Fièvre et de Sang. Autant le dire tout de suite, je n’ai pas été déçue. Le livre commence de manière très forte, avec un personnage qui semble n’avoir que peu de rapport avec l’histoire.

Mais très vite, avec des flashbacks insérés de manière particulièrement intelligente, on fait le lien entre les différents personnages, et l’intrigue se noue. Le suspense est là jusqu’à la dernière page.

Mais Le Premier Sang ne se concentre pas uniquement sur le personnage d’Eva. On retrouve en effet Alexandre Vauvert, et l’intrigue qui démarre à Paris avec le meurtre d’un parrain de la drogue se poursuit avec la disparition d’un homme d’affaires à Toulouse.

Un côté assez horrifique est présent, mais l’écriture maîtrisée rend cette violence – ou barbarie – tout à fait supportable, et le livre est difficile à laisser de côté une fois commencé.

En définitive, Le Premier Sang tient ses promesses, et laisse également une belle part de mystère. Un de mes coups de coeur de l’année, sans hésitation aucune.

A lire si :
- Vous aimez les histoires mystiques
- Vous appréciez les thrillers

A ne pas lire si :
- Vous n’aimez pas les romans un peu inquiétant ou angoissant.

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La Fac : Cours par Correspondance

Posted by Niniane on 14/04/2012 in Lettres Modernes & Autres |

Pour ceux qui ne se souviennent pas, en début d’année dernière, j’ai inauguré la section Lettres Modernes. Pour des raisons assez personnelles (comprendre des allers-retours entre divers services hospitaliers), je n’ai pas pu updaté régulièrement cette section. Pourtant, j’ai eu un assez gros changement dans ma scolarité. En effet, en raison de ma santé archaïque à souhait, et pour éviter de foirer mon année, j’ai du passer dans le service d’études par correspondance de ma fac.

Pour être honnête, ça se passe très bien. C’est étonnamment très bien organisé, les cours sont entièrement téléchargeables sur le net en fichiers PDF. Pour avoir tenté des études de droit par correspondance, je suis vraiment surprise par l’efficacité de ce service, qui met même des forums à notre disposition. J’ai du bifurqué de cursus, ma spécialité (Lettres Modernes/ Sciences du Langage) n’étant pas disponible par correspondance. Du coup, je suis en Lettres/Langues, ce qui me convient parfaitement vu que je parle couramment l’anglais et l’espagnol (merci les 13 ans d’expatriation).

Etonnamment, je travaille beaucoup plus avec des cours par correspondance qu’en présentiel à la Fac. Ok, je n’ai pas de boulot à côté, ce qui me facilite la vie, mais mes problème de santé peuvent mettre un stop à mes études pendant plusieurs jours. Je peux gérer ma journée comme je l’entends, et c’est somme toute très agréable. Bref, si vous êtes tentés par des études de correspondance et passez par là, je n’ai qu’une chose à dire, c’est foncez!

P.S : Et j’en profite au passage pour dire que j’ai très bien réussi mes examens de premier semestre, un véritable miracle vu mes difficultés de santé à ce moment là!

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L’Ecriture en 30 Questions – Quel est ton projet / univers d’écriture préféré ?

Posted by Niniane on 14/04/2012 in Divers |

Après consultation du site de Roanne, j’ai trouvé ce questionnaire qui m’a eu l’air très sympa. Accrochez vos ceintures, c’est parti!

Quel est ton projet / univers d’écriture préféré ?

Je n’ai eu qu’un seul gros projet jusqu’à présent, et c’est Speaking of the Devil. Néanmoins, quand je regarde les nouvelles que j’écris ainsi que mes premières tentatives de roman (non, je ne les montrerait pas, j’ai trop honte), je réalise que j’ai toujours tourné autour de l’univers SFFF. Il y a quelque chose là-dedans qui m’attire, même si je suis bien incapable de dire quoi.

Dans les divers projets que j’ai formenté, j’en comptabilise deux de SF (H20 – une idée qui traine depuis des années et a vu le jour sous la forme d’une nouvelle pour un cours de physique nucléaire lorsque je suivais ma scolarité dans une école américaine –  et Mind the Gap), un de fantastique (mon dyptique Speaking of the Devil), un de fantasy (un obscur projet commencé quand j’avais 12 ans – je ne me souviens pas du titre, mais je me rappelle que ça mélangeait des soucoupes volantes et une alien sur Terre, princesse d’un autre monde – défense de se moquer). J’ai aussi en tête une histoire purement axée sur la blanche, le roman psychologique Mind Games, mais pour des raisons personnelles, j’ai énormément de mal à rédiger ce projet.

Bien que je ne suis pas certaine que cela puisse être considéré comme un univers, je dois avouer un très gros faible pour les Fanfictions. C’est grâce à ce monde un peu particulier que je me suis mise à écrire sérieusement et que je me suis remise en selle après plusieurs années sans toucher un stylo. J’ai toujours des idées de Fanfictions en tête, mais je cours déjà après le temps pour mes projets personnels, alors…

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Incubus, Angels and Succubus – Nouvelles du front et extrait!

Posted by Niniane on 25/03/2012 in Projets en cours |

Ça fait un moment que je n’en ai pas parlé ici. Le deuxième tome de Speaking of the Devil avance bien. J’en suis actuellement à 98 406 mots, je pense atteindre les 100 000 d’ici un ou deux jours. Université oblige, je ne peux pas écrire très régulièrement (la gestion du temps dans des études par correspondance est une affaire assez délicate), mais mes séances d’écriture me permettent d’aligner 1000 mots de temps à autre.
Bref, tout ça pour dire que je suis arrivée au chapitre 13 (sur 15 de prévu, il semblerait que pour une fois, je vais m’y tenir, à moins que je rajoute un épilogue). Je pense boucler ce premier jet aussi vite que possible, pour pouvoir ensuite m’atteler davantage aux corrections du premier tome, qui est en stand-by depuis août. J’ai commencé à le relire, certaines choses me donnent envie de me retourner dans ma tombe. J’ai également remarqué que le manuscrit était mal équilibré, ce qui veux dire que j’ai du pain sur la planche.
Mais trêve de bavardages, voici mon extrait issu du chapitre 13, raconté du point de vue de Kira.

 

Je m’allonge sur le lit improvisé. Ferme les yeux. Ça fait des semaines que je n’arrive plus à dormir. Trop de mauvais souvenirs se transformant en cauchemars. Je les rouvrent au bout d’une demi-heure. Une nouvelle nuit d’insomnie en prévision. Je sors dans la chambre, tord le bras du premier mec qui pose ses mains sur mon cul. Je relâche la pression juste avant de le casser. Je n’écoute ni ses atermoiements, ni ses insultes. Ça lui apprendra à prendre les femmes pour des objets.
Je sors de l’hôtel de passe, notre refuge depuis quelques jours. Je devine la présence d’Ian, mais aussi celle de Dan. Je n’effleure pas leur esprit. Les bruits qu’ils font sont suffisant pour savoir qu’ils sont en plein milieu d’une dispute. Et je ne tiens pas à m’interposer entre mon amant et mon meilleur ami. Ça ne ferait qu’envenimer leur conversation. J’ai l’impression que, ces derniers temps, ils passent plus de temps à s’engueuler à mon sujet qu’autre chose. Et pourtant, je suis loin d’être une personne self-centered. Je m’éloigne à petits pas, gardant les yeux sur les alentours. Mes mains serrent les lames suspendues à mes hanches. Dans ce genre de quartier, j’évite de rester sans sécurité. Des excités de la gâchette – ou de la braguette – ont tendance à considérer les femmes comme des cibles faciles. Je n’ai aucune intention de faire partie de la prochaine victime sur leur liste. La montre à gousset pèse contre mon cou. Le lien avec Mnémosyne devient de plus en plus fort. Par une pure ironie du sort, mes forces ont tendance à prendre la courbe inverse. Des heures de muscu par jour pour rester au niveau, sans compter les shake protéinés. Au moins, dans cette ville à la con, les pharmacies sont plus que bien équipées.
Mes mains cherchent une cigarette. J’ai enfin compris l’intérêt que Dan y trouve. Ça a tendance à calmer les nerfs. Dommage que ça soit aussi terriblement addictif. Je m’appuie contre un mur. Un mec passe devant moi, puis reviens sur ses pas. Se plante devant moi.

« Je suis pas de bonne humeur.
– Et ?
– Et je suis une serial-killeuse avec le plus haut taux de meurtre dans ma région. Tu m’emmerdes, je te métamorphose en steak haché. »

Pour m’assurer qu’il comprenne bien mes intentions, je lui laisse voir un éclat de mes lames. Ses yeux s’ouvrent.

« Je crois que je vais te laisser tranquille.
– Je crois que c’est une bonne idée. »

Il s’éloigne sans plus tarder. Dommage, j’avais besoin d’une distraction. Je secoue la tête. Non, le tuer aurait été une mauvaise idée. Mnémosyne aurait réagi de manière particulièrement désagréable. Me faire accepter par cette montre à gousset m’a pris trop de temps et de force. Ma seule voie de sortie a été le fait que je tuais avec un sorte de conduite. Je foutais par terre que ceux qui abusaient de leur pouvoir pour terroriser les gens. Ma ligne de conduite a toujours été celle-là. Ça m’a sauvé la vie. Autant ne pas briser ce pacte très fragile.

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